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Comment créer son entreprise en 5 étapes ?

Vous avez une idée géniale et vous souhaitez la concrétiser ? Parfait. Gardez cette petite étincelle intacte, car elle sera toujours au coeur du succès de votre entreprise !

Mais avant de foncer, gardez en tête que tout projet de création d’entreprise demande mûre réflexion et une bonne organisation.

Pour réussir la création de votre entreprise, vous devez respecter plusieurs étapes clés, notamment la réalisation d’un business plan et les formalités d’immatriculation de votre entreprise. Mais il existe d’autres étapes incontournables.

Découvrez dans cet article les 5 étapes indispensables pour réussir la création de votre entreprise.

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Avec le logiciel de facturation en ligne INFast, vous créez des devis et factures conformes et les envoyez en quelques clics.

Réalisez une étude de marché

La création d’une entreprise implique de réaliser en premier lieu une étude de marché. Cette analyse vous permet de déterminer le potentiel de votre idée et de votre projet de création d’entreprise grâce à des données chiffrées.

Comprendre les besoins des clients ainsi que leur comportement d’achat est essentiel si vous voulez pouvoir y répondre de manière efficace en tant qu’entrepreneur.

Pour cela, collectez un maximum d’informations sur le secteur d’activité dans lequel vous souhaitez vous implanter et sur la concurrence déjà en place.

Vous pouvez faire votre étude de marché seul ou vous adresser à des étudiants d’école de commerce ou encore un cabinet d’études privé.

Rédigez votre Business plan

Qu’est-ce qu’un business plan ?

Cette étape est incontournable pour mener à bien votre projet de création d’entreprise. En effet, établir un business plan vous aidera à définir clairement les objectifs de votre entreprise et comment les atteindre. 

En outre, le business plan est un outil indispensable sur lequel vous appuyer pour vos demandes d’aides ou de financement et tout au long de l’activité de votre entreprise.

Le business plan contient en général :

  • une présentation de votre entreprise ou de votre société, 
  • ses projets et aspirations, 
  • la cible
  • les produits et/ou services proposés, 
  • le business model de votre entreprise (prix, stock, fournisseurs, distribution, etc.)
  • le plan marketing (communication, acquisition, conversion et fidélisation),
  • le plan financier et le prévisionnel.

Notez que le business plan présente la vision du dirigeant de l’entreprise ou de l’entrepreneur, mais dans la réalité les résultats sont bien souvent différents de ce qui a été planifié en amont sur papier. Donc, pas de panique si les chiffres ne correspondent pas au prévisionnel, surtout durant les 2 premières années.
Vous aurez tout le temps de repenser à votre business plan au fur et à mesure de l’évolution de votre entreprise.

Trouver un financement grâce au business plan

Cette étape n’est pas obligatoire pour tous les projets de création d’entreprise. En fonction de votre activité et du statut juridique de l’entreprise, vous pouvez tout aussi bien démarrer avec le matériel que vous possédez déjà ou des apports personnels, que devoir demander un prêt à la banque ou encore faire une levée de fonds auprès d’investisseurs.

Dans les 2 derniers cas, vous devez convaincre votre interlocuteur en un temps très court du bien fondé de votre projet de création d’entreprise et de sa faisabilité.

Pour être paré à toute épreuve, élaborez une brève description de votre idée et du projet d’activité professionnelle qui s’articule autour de 3 questions :

  • Quoi ? Définissez votre entreprise et montrez votre engagement ;
  • Pourquoi ? Expliquez ce qui vous motive à créer votre entreprise ;
  • Comment ? Démontrez en quoi votre entreprise résout un problème et de quelle manière. 

Appuyez-vous sur des données chiffrées concrètes, comme celles que vous avez acquises lors de votre étude de marché et de la rédaction de votre business plan.

Bon à savoir

Depuis le 1er janvier 2021, les nouvelles entreprises peuvent demander une exonération pour trois années supplémentaires à la création, soit 4 ans au total.

Choisissez la forme juridique de votre entreprise

La forme juridique de votre entreprise est déterminante pour votre activité, votre équilibre financier et la gestion de votre société. 

Le choix de la forme juridique se fait en fonction de vos besoins, et du type d’activité que vous souhaitez exercer :

  • Si vous désirez créer votre entreprise seul·e, c’est-à-dire en votre nom propre, choisissez l’entreprise individuelle (EI). Vous pouvez opter pour le régime micro-entreprise ou le régime normal de TVA.
  • Si vous souhaitez employer du personnel tout en restant seul·e maître à bord, c’est la SASU (Société par Actions Simplifiée Unipersonnelle) qui est toute indiquée.
  • La SARL (Société à Responsabilité Limitée) est la forme juridique qu’il vous faut pour la création d’une société avec un·e seul·e associé·e.
  • Si vous souhaitez créer une société à plusieurs associé·e·s, renseignez-vous sur la SAS (Société par Actions Simplifiées) ou la SA (société anonyme).

Prenez le temps de bien réfléchir au statut juridique de votre entreprise, car il conditionne le régime fiscal. Cet article vous explique d’ailleurs comment trouver le régime de TVA qui convient à votre société ou entreprise.

Déterminez le siège social de votre entreprise

Le siège social correspond à l’adresse administrative de votre entreprise. Cette adresse vous permet de recevoir le courrier professionnel (comme les factures et les courriers de la banque), mais aussi d’obtenir votre numéro SIRET, indispensable pour la création de votre entreprise.

Pour domicilier votre entreprise, plusieurs solutions s’offrent à vous : 

  • si votre activité ne nécessite pas de local dédié : au domicile du représentant légal ou chez une société de domiciliation ;
  • si votre activité requiert un local adapté et conforme (local commercial, administratif, etc.), c’est l’adresse de ce local qu’il faut utiliser.
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Immatriculez votre entreprise

Selon le statut juridique choisi et l’activité exercée, vous devez immatriculer votre entreprise ou société auprès du Répertoire national des entreprises (RNE), du Registre du commerce et des sociétés (RCS) ou du Centre de formalités des entreprises (CFE) dont vous dépendez. Notez que cette démarche est indispensable pour pouvoir exercer légalement votre activité.

Pour immatriculer votre entreprise, vous devez procéder dans cet ordre : 

  1. à la rédaction des statuts ;
  2. au dépôt du capital social auprès d’une banque ;
  3. à la publication d’un avis de constitution de société ou d’entreprise au Journal des annonces légales (JAL) au plus tard 1 mois après la signature des statuts ;
  4. au dépôt du dossier de demande d’immatriculation au CFE compétent.

Pour en savoir plus sur les modalités de dépôt et toutes les pièces justificatives à joindre à votre dossier, lisez l’article Comment immatriculer mon entreprise.

La rédaction des statuts est une étape obligatoire pour créer une société, où la définition des rôles et des parts des associés peut se révéler être un véritable casse-tête. C’est pourquoi nous vous recommandons de faire appel à un professionnel du droit pour rédiger vos statuts.

Et après la création d’entreprise ?

Une fois votre entreprise immatriculée, ce n’est pas encore le moment de souffler ! Vous devez rapidement remplir d’autres formalités administratives et légales.

On peut notamment parler des démarches de création d’un compte bancaire professionnel, d’assurance de votre société, de la mise en place de documents commerciaux, de la facturation et de la comptabilité et des outils qui vont avec, ou encore, si vous prévoyez d’embaucher des salariés, d’établir un registre du personnel ainsi qu’un règlement intérieur.

Assurez votre entreprise 

Assurer votre entreprise, c’est à la fois assurer :

  • le dirigeant de l’entreprise et ses employés ;
  • l’activité et le public de l’entreprise ;
  • les biens matériels : local, matières premières et produits, système informatique, véhicules de fonction ;
  • les biens immatériels, comme le nom de marque, le logo, les idées.


Si vous employez du personnel, la protection de vos employés et associés est une obligation : protection sociale, mutuelle, prévoyance, retraite, déplacement professionnel, etc.

Pour protéger votre entreprise ou vous-même en tant qu’entrepreneur ou dirigeant en cas de dommages causés à un tiers dans le cadre de votre activité, vous devez au moins souscrire à l’assurance Responsabilité Civile professionnelle (RC Pro). Cette assurance est d’ailleurs obligatoire pour certaines activités professionnelles, comme les professions réglementées, le tourisme, le secteur alimentaire ou encore les métiers de service.

Si vous travaillez dans le BTP, il vous sera également demandé d’avoir en plus une assurance décennale.

Dans tous les cas, vous auriez beaucoup à gagner en souscrivant à une assurance multirisques professionnelle pour couvrir tous les risques que peut comporter votre activité professionnelle.

Renseignez-vous auprès des compagnies d’assurance ou d’un coursier pour connaître la liste complète des assurances nécessaires pour exercer votre activité en toute sécurité.

Pour assurer toutes vos idées, déposer un brevet, protéger vos créations et votre nom de marque, vous devez les déposer à l’INPI.

Élaborez votre stratégie commerciale et votre communication

Que vous vous lanciez à votre compte dans le paysagisme sur votre département ou que vous fondiez une société de vente à l’international, vous devez vous faire connaître pour acquérir un public et donc des clients. Cela requiert que l’on puisse trouver votre entreprise à minima sur Internet et dans les annuaires.

Pour communiquer et que l’on reconnaisse votre entreprise, vous avez besoin d’un nom de marque (excepté pour les auto-entrepreneurs), d’un logo, d’un site internet ou au moins d’une page sur les réseaux sociaux

Soyez réactif auprès de vos prospects et clients pour qu’ils gardent une bonne image de votre entreprise et vous recommandent auprès de leur réseau, qu’il soit personnel ou professionnel. Le bouche à oreille reste ce qui fonctionne le mieux.

Equipez-vous des bons outils 

Logiciel de facturation en ligne

Pour faire du chiffre d’affaires, vous devez être en mesure de proposer des devis clairs et professionnels et de facturer vos clients tout en respectant les normes françaises en vigueur.

Un logiciel de facturation en ligne vous permet de gérer vos ventes de manière simple et sécurisée, tout en offrant une visibilité accrue sur l’ensemble des transactions.

Les avantages de la facturation en ligne sont nombreux : gain de temps et réduction du stress, suivi des paiements et de la rentabilité, meilleure visibilité du chiffre d’affaires et de l’activité…De plus certains logiciels vous permettent de facturer avec ou sans connexion Internet, un réel avantage si vous devez facturer vos clients à domicile.

Nous vous conseillons d’utiliser un logiciel de facturation conforme à la loi anti-fraude, qui vous évitera des problèmes de mentions légales, de calculs de taux de TVA ou encore de numérotation des factures.

Agenda en ligne

Une application d’agenda en ligne vous permettra à la fois d’organiser votre temps et de gérer vos rendez-vous professionnels. Vous pouvez aussi y ajouter des rappels et des alertes à destination de vos collaborateurs et clients pour que ces derniers ne soient pas pris au dépourvu.

Logiciel de gestion du budget

En vous aidant d’un logiciel de gestion des recettes et dépenses, vous analysez la trésorerie de votre entreprise en temps réel. Ce qui vous permet de faire des prévisions et de prendre des décisions en fonction des résultats, afin que l’entreprise puisse s’assurer d’avoir un budget suffisant pour atteindre ses objectifs.

Logiciel RH

Un logiciel RH permet aux petites et moyennes entreprises de gérer les congés et les absences des employés, et ainsi d’optimiser leur gestion du personnel. Il y a également un véritable gain de temps grâce à l’automatisation de l’envoi des bulletins de paie. En outre, le logiciel RH facilite l’organisation des plannings du personnel, la rédaction du règlement intérieur, sans compter la création et la gestion du registre unique du personnel, obligatoire dès l’embauche du premier employé.

Pour résumer

La création d’entreprise se fait en 5 étapes clés.

Tout d’abord, l’étude de marché pour mesurer la faisabilité de votre idée et vérifier s’il existe déjà un public ou une demande pour vos produits et/ou services.

Vient en second la rédaction d’un business plan, qui sera votre référentiel durant les 3 années suivant la création de votre entreprise. Le business plan vous aide notamment à déterminer les services et produits que vous allez vendre et comment les vendre,la cible, la communication autour de vos produits et le plan financier de votre entreprise. Le business plan vous sera également utile si vous devez trouver des financements ou des aides.

Vous devez ensuite choisir le statut juridique pour votre entreprise. Il détermine notamment le régime de TVA applicable et le nombre d’associés et d’employés que vous pouvez avoir.

L’étape 4 consiste à domicilier votre entreprise, c’est-à-dire à lui donner un siège social dont l’adresse figurera sur tous les documents professionnels.

La dernière étape est l’immatriculation de votre entreprise auprès du CFE compétent et l’obtention du numéro SIREN, obligatoire pour pouvoir exercer.

Notez qu’après ces 5 étapes, vous devez également penser à assurer votre entreprise, élaborer votre plan marketing, ou au moins le plan de communication et vous équiper des outils qui vous feront gagner du temps et vous faciliteront la tâche au quotidien.

FAQ

  1. Quelles aides pour la création de mon entreprise ?

    Il existe différentes aides à la création et la reprise d’entreprise, qu’il s'agisse d’aides publiques, comme privées.
    Parmi les aides publiques, l’ACRE est l’aide à la création ou reprise d’entreprise pour les demandeurs d’emploi. Ils pourront ensuite demander l’ARCE. Cette aide consiste à recevoir les allocations chômage sous la forme de capital.
    Les moins de 25 ans pourront demander le NACRE, une aide régionale, sous forme de prêt à rembourser sous 5 ans.
    Les personnes en situation de handicap peuvent demander une aide à l’Aghefip à condition d’avoir un apport personnel de 1500 € minimum. 
    D’autres réseaux et structures locales telles que Initiative France ou la Banque Publique d’Investissement (BPI France) peuvent également apporter leur soutien.

    En plus de ces dispositifs, il existe des exonérations et réductions d’impôts spécifiques. Renseignez-vous auprès des organismes comme l'URSSAF, Pôle Emploi, l'Agefiph ou le centre de formalité des entreprises (CFE) de votre département pour savoir comment en bénéficier.

    Vous pouvez également vous tourner vers des investisseurs privés comme des business angels, contracter un prêt ou un microcrédit auprès de votre banque ou mettre en place un financement participatif (crowdfunding) via des plateformes dédiées.

  2. Qui peut m’aider à créer mon entreprise ?

    Vous pouvez faire appel à des organismes et réseaux d’aide à la création d’entreprise. Il s’agit le plus souvent d’associations ou d’organismes publics.

    Selon votre situation et la nature de votre projet, vous pouvez vous adresser à l'un de ces réseaux d’aide à la création d’entreprise :

    -la CCI (chambre du commerce et de l’industrie),
    -la CMA (chambre des métiers et de l’artisanat),
    -la chambre de l’agriculture,
    -l’Oniffpl (pour les activités libérales),
    -un centre de ressources pour projets innovants ou un fablab,
    -la BGE (boutique de gestion des entreprises),
    Pôle emploi (si vous êtes demandeur d’emploi),
    H’up entrepreneurs (si vous êtes en situation de handicap).
    Vous pouvez également vous tourner vers des prestataires privés comme des coachs, mentors ou services en ligne.

  3. Comment créer une entreprise sans capital ?

    Certaines activités ne requièrent pas d’avoir un capital social. Parfois, quelques centaines d’euros suffisent pour créer une entreprise, surtout si vous travaillez à domicile.

    Si, par exemple, vous souhaitez devenir développeur ou consultant à votre compte et que vous êtes déjà équipé d’un ordinateur, il vous suffira d’avoir un peu de liquidités pour financer les outils et logiciels dont vous avez besoin pour démarrer votre activité.

    Au fur et à mesure du développement de votre entreprise, vous pourrez réinvestir vos bénéfices dans de la communication (carte de visite, site internet), l’achat de fournitures (imprimante, casque) ou la location d’un espace de travail.
    Pensez à prendre en compte ces dépenses dans vos tarifs de prestation.
    Pour les activités nécessitant de la trésorerie au démarrage, vous pouvez demander un microcrédit, prêt d’honneur, choisir un financement participatif (crowdfunding) ou demander un financement privé auprès de business angels.
    Rédiger un business plan vous sera alors indispensable pour convaincre les investisseurs.

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